La S.A.I.P.P.M.D.E. avec des surnaturomètres et du fudge, part one

26 mars 2017

 Oooh mais quelle chance ! Aujourd'hui, je vais vous parler de la S.A.I.P.P.M.D.E. , un roman-feuilleton qu'il est bien, et je vois que tout de suite, vous êtes ravis. Ah lala, ça me fait plaisir de vous faire plaisir comme ça, si, si. Et comme je suis super sympa, je fais ça en 2 parties. Ah, on voit que c'est le printemps.

Lundi dernier, j'avais plein de trucs à faire, avec des dead-lines tout ça. Et donc je me suis dit :
"Oh, bah, et si je faisais rien de tout ça et qu'à la place j'écrivais ? Et puis tant qu'à faire, je vais pousser la logique : je vais pas travailler sur mon recueil en cours, non, ce serait trop utile. Je vais plutôt aller chercher un vieux truc que je pensais pas ressortir." Et assez vite :  "Ah bah merde, on était lundi et on est déjà vendredi, qu'est-ce qui s'est passé ?"


Ce... c'est mon fonctionnement créatif habituel, il est pas gégé mais... bon. Bref.

La dernière fois que je vous ai vaguement parlé de ce projet de roman, c'était en 2014. Il est passé par plusieurs phases. Je vous explique un peu le contexte : j'aime bien les histoires. En entendre, en raconter... Et  j'ai toujours plein d'idées et d'histoires en tête, mais pas forcément des histoires pour romans. Parce que non, c'est pas la même chose avoir une histoire en tête, et avoir un roman en tête. Même souvent ça va pas forcément ensemble.

Y'a des histoires que j'imagine en roman, et d'autres où je me dis que ça  irait pas, trop visuelles tout ça (c'est à dire que je suis pas fan du style "descriptions plates pendant des plombes sans hiérarchie d'infos" ^^).

Si vous voyez pas ce que je veux dire : prenez une scène de film, très visuelle, sans dialogues, que vous trouvez pas chiante.  Et maintenant : dites-vous que ce n'est plus un film mais un roman qui vous raconte exactement la même chose (exactement = écriture purement fonctionnelle, factuelle qui décrit tout). Je sais pas moi : "C'était une grande bibliothèque sombre aux ouvrages innombrables blablabla le grand gardien sacré était en train de ranger ses livres blablabla quand soudain un rayon de lumière éclata et une troupe d'hommes armés blablabla qui faisaient vachement bien des arts martiaux blablabla" bref, y'en a qui aiment mais alors moi, ça, je déteste. En film c'était cool, beau, avec des focus, et ça prenait 4 secondes. En roman j'ai déjà refermé le livre au bout de ces 3-4 paragraphes de vide.

 "Et ensuite il vit des mandala, un vert à gauche, et puis orange, à droite, et puis doré, et puis bleu, et tout ça très très très vite, et puis de nouveau violet, et puis ensuite..."

Bref, la forme, pour moué, c'est très très important. Je préfère une histoire moyenne mais hyper maligne dans son écriture qu'une super histoire gâchée par un style de plomb bétonné.

D'ailleurs, parfois j'ai une idée de scène, visuelle, mais le fait de passer par l'écriture, par la stylistique, de vouloir jouer avec les mots and co... ça modifie complètement la scène. Et c'est pas juste : "oh, en l'écrivant, ça n'a finalement pas pris le tour que je croyais", non, je parle pas de ça, qui m'arrive aussi hein, mais c'est autre chose. Je parle vraiment de la forme choisie, pour raconter, qui fait qu'on va changer ce qu'on raconte. On va changer le fond de l'histoire, de la scène, de ce qui se passe, à cause du style. Genre on avait visuellement un coucher de soleil dans une forêt, plein de nuances de couleurs sympa, et c'est tout, et finalement on a un type qui se mange une toile d'araignée humide (et le coucher de soleil et les couleurs on s'en fout).

Du coup, j'ai des notes avec  beaucoup de synopsis. Certaines sont une suite de passages rédigés, de dialogues, de passages narratifs, ça : ce sont mes notes de roman. D'autres sont purement de la scénarisation avec éventuellement des dialogues, et ça, ce sont plutôt des scénarios de BD, manga, parfois de "films" bref, donc des projets voués à ne jamais voir le jour. Mais je m'en fous puisque je fais ça pour moi donc ces "films-bd-manga" existent pour moi, dans ma tête, quand je lis les notes ^^ (au cas où y'en a qui se demandent pourquoi j'écris des synopsis quand même).
 
Bref. Il y a perpettoune, j'avais visuellement en tête une histoire dans une dystopie victorienne, avec des enquêteurs du paranormal un peu sous-doués mais sympathiques. C'était une suite de petites aventures-enquêtes, avec des évolutions au sein du groupe, et je voyais ça comme une B.D. C'était essentiellement visuel : décors, ambiance de couleurs opposées (pour la ville/la campagne, les quartiers propres de Londres et les quartiers sales...), plans sur les visages, non-dits, décalage entre l'image et ce qu'on va dire dans le texte, BREF je m'étais dit : "en roman, tel quel, ça passera jamais."

Du fait de ce format de départ, et de son univers d'inspiration classique et historique, j'avais des personnages plus conventionnels que d'hab, ce qui m'aidait pas à être motivée.

Plus tard, quand Elyra m'a dit que Damien Loch d'accord mais pfff, ce style là, cette narration cheloue, ces personnages pas choupi, elle aimait pas trop, je me suis dit "eh, mais j'ai une histoire plus 'normale-classique' avec des gens plus choupetto, tiens, et si j'en faisais un roman comme ça, ça serait comme ce qu'elle aime bien." Parce qu'Elyra, elle est trop chouette, elle mérite bien ça.

"Et donc là, la jolie héroïne douce, gentille et mélancolique, elle..."

Du coup ça m'avait motivée à ressortir le projet... et j'ai fait une sorte de compromis entre le consensuel d'un côté, et l'ironie-2nd degré vital. Mais plus j'avançais... plus j'avais envie de YOLOOOOOOO. Donc bon, du coup j'ai re-mis ça de côté parce que ça m'amusait pas assez en l'état.

Puis une copine qui aimait bien l'histoire et les personnages aurait presque été partante pour un faire un format BD-Manga... mais c'était trop de boulot et donc non. Alors zou, j'ai fait quelques nouvelles dans l'univers et puis basta, cette fois-ci, on oublie.

Jusqu'à cette semaine donc où, va comprendre, pof, j'ai repris le machin, ré-écrit, et continué... tranquilou gaiement, après une pause de 2 ans et des brouettes.


Du coup, finalement, on en fera peut-être quelque chose. D'un peu différent. Bref.

Ce projet étant donc de base très visuel, il se trouve que j'ai une flopée d'images qui l'accompagnent, réalisées par différentes artistes suite à des commissions, des dédicaces, des cadeaux de coupines, bref. Je vous montre ça la prochaine fois.

Et VOILÀ, j'ai raconté des trucs sur mon blog, youhou !

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