Retour du Festival du Livre Jeunesse à Rouen

27 nov. 2013

Alors, est-ce que je parle du festival, ou est-ce que je parle du petit-dej' de l'hôtel ? Bon, on va parler du festival, on blogue là, c'est sérieux.

Dès vendredi, la lutte pour la quiche devait s'avérer plutôt facile car nous n'étions que 3 en dédicaces sur le stand (Vanessa Callico, Anthelme Hauchecorne, et moué, en attendant Jess Kaan et David Gibert qui devaient nous rejoindre les jours suivants. Ceci était une pub à peine déguisée pour les auteurs des éditions Lokomodo&co, merci pour votre indulgence, j'ai faim).

Pour corser le tout, je décidais donc d'attraper une forme d'angine infectieuse. Cette riche idée me permit alors de pouvoir tousser à foison à la gueule des passants, devenir aphone lors de la carte blanche du samedi (avec pourtant un interviewer/éditeur qui avait l'air bien cool), chuchoter de manière confidentielle pour parler du bouquin et reprendre dimanche une voix rocailleuse de vieille fumeuse alcoolique et mangeuse de gravier.

Heureusement, vendredi j'ai pu à peu près faire ma "carte blanche" : une interview sympa, entourée de gens sympas, et assise pas loin de transats sympas.
Des coussins de sol avaient été judicieusement placés derrière nous, pour d'obscures raisons (auditeurs timides ou fanatiques de dos ?).

Et le même jour j'ai pu distraire quelques collégiens de cette morne et tragique destinée qui les forçait à se rendre à un salon du livre un vendredi (au lieu de sécher les cours pour jouer à la console ou faire les boutiques de Rouen), le tout à grands coups de dessins de poulpe, petits mots débiles, et dédicaces pour des C.D.I de collège).

Comme d'habitude, c'est dans cette ambiance détendue et conviviale qui caractérise les salons et festivals que j'ai pu mériter mes repas en vendant mon livre à des gens qui vont sans doute porter plainte ensuite ("Mais vous m'aviez dit qu'il y avait des mecs à poils à l'intérieur" "Oui bah quoi, y'en a...")

Potorokoyö

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