L'avis de Gaël. Et non pas la vie de Gaël. Enfin bref.

21 mai 2013

Le premier soir de dédicace, sachez qu'il y a un homme qui a acheté D.L. alors qu'il n'était ni membre de ma famille, ni  membre de mes amis. Ni membre de mon club de collectionneurs de poignées de portes. On n'a jamais chassé les blettes ensemble non plus, enfin bref, on se connaissait pas quoi. Evènement donc assez exceptionnel s'il en est. Après ça, il est reparti vers le lointain et j'ai douté de son existence lorsque son enveloppe diffuse s'est estompée au-delà de mon regard. Et puis en fait, le gars, il avait un compte Facebook tout ça, donc l'instant de pseudo-poésie à effet moisi n'a pas duré.

En tout cas, j'étais plutôt contente qu'il se pose un instant sur sa page pour partager son avis une fois sa lecture terminée. Comme j'ai une rubrique consacrée aux avis et que j'ai un mal de chien à trouver quoi poster sur ce blog, j'en profite donc, sans aucun scrupule, pour partager ce qu'il raconte :


"Je n'ai pas l'habitude de faire mon critique littéraire, mais pour le coup, beaucoup d'entre vous l'aimeront énormément, alors je fais une exception pour Damien Loch de Shan Millan
Ce roman est classé dans l'urban fantasy, c'est à dire qu'il s'agit d'une histoire de fantasy, avec sa magie, ses créatures et ses aventures, mais qui se déroule dans notre monde moderne. Déjà, là, je suis hyper enthousiaste, on en a trop peu des romans comme ça. J'aime la fantasy parce qu'elle me permet de m'évader. Là, on me propose de croire que je pourrais, moi, m'évader pour de vrai... le seul autre roman a m'avoir offert ces émotions c'était R.A. Salvatore avec sa saga des lances qui est aujourd'hui l'un de mes romans préférés (place à présent partagée avec Damien Loch).
Mais ce qui fait la réelle identité de Damien Loch, c'est Shan elle-même. On l'imagine, au fur et à mesure des lignes, en train de raconter l'histoire avec passion et moultes mouvements de mains et envolées de cheveux roux. Et comme si son histoire, son style et son humour ne suffisaient pas, Shan est une geekette de notre génération. L'intégralité du récit est ponctué de petites touches de culture geek : beaucoup de star wars, de Harry Potter, et même une petite touche de Rémy sans famille, c'est dire...

Bon, il serai peut-être temps de parler de l'histoire, non ? Donc c'est une étudiante, comme vous et moi (car je sais que comme moi vous faite partie des gens classés parmi les "bizarres", mes petits marginaux adorés) qui découvre que son voisin n'est ni tout à fait humain, ni tout à fait de ce monde. Et comble de la bêtise, il lui dit qu'elle ne doit pas s'intéresser à lui, que c'est trop dangereux... Vous feriez quoi, vous, à sa place ? Ben c'est ce qu'elle a fait! Elle va s'acharner à connaître ce monde dont elle rêve depuis l'enfance, ce monde qu'elle a imaginé à grands coups de Tolkien et consorts, mais qui se révèle bien différent de tout ça! Une petite félicitation au passage pour la création d'un monde et de races avec une réelle identité, sans les copier/coller habituels (à se demander si on ne serait pas plus en fantastique qu'en fantasy, d'ailleurs).

Voilà pour le résumé, je ne pense pas que plus soit nécessaire. Si vous ne l'avez pas encore compris, Damien Loch m'a enchanté, et je me suis plus d'une fois surpris à réellement m'identifier à l’héroïne (ce qui est d'ailleurs un peu perturbant).

Damien Loch est le premier roman publié de Shan, et c'est là que se trouve la petite tâche au tableau. Quelques erreurs de construction, un personnage secondaire qu'on ne sait pas trop pourquoi il est là (et bon sang, qu'est-ce que c'est énervant de se demander "mais il fout quoi lui ? T'as un putain de truc qui se passe sous ses yeux et lui il se contente de suivre en se raclant la gorge..." ou "Mais... il était là lui???"). Pas de quoi gêner les lecteurs du dimanche, mais pour un dévoreur de livre comme moi, on ne peut pas s'empêcher de tiquer. Mais en même temps, j'ai lu des livres d'auteurs "expérimentés" avec plus de bourdes... Pis on ne peut pas lui en vouloir : il y avait des cookies à la dédicace.

Dernier point noir, toujours lié au fait qu'il s'agisse d'une première publication : on a le sentiment d'une édition bâclée. Des fautes et coquilles qui trainent, et un format inadapté (à mi-chemin entre le grand format et le poche, l'idole des maisons d'édition) --> Damien aurait mérité 100/200 pages de plus sur un format classique.

En résumé : une histoire géniale qui nous correspond à nous, les geeks des années 90, écrit par une jeune auteur pleine de promesses. Je conseille ce livre avec grand enthousiasme, et je vous conseille encore plus vivement de suivre l'actualité de Shan Millan !

C'était la minute littéraire de Gaël^^"


Commentaire(s):

  1. je sais pas de quelle génération est Gaël, mais moi j'ai reconnu la référence a Portal dans les premiers chapitres ;) et oui je suis fier d'avoir fait un commentaire inutile !!

    voilà voilà, bonne continuation :)
    Guilherme

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