Les aventures de la couverture finale

24 avr. 2013

Bon, comme on n'a pas pu prendre comme illustrateur M. Je-dessine-trop-bien-que-tu-te-pends-après-avoir-vu-mes-dessins-(et-le-pire-c'est-que-je-le-sais-*sourire bright*), j'ai dû me rabattre sur une obscure illustratrice méconnue qui...

Mais non. Je mens éhontément. En réalité mon intermédiaire chez Midgard, aka Peggy, m'a dit "bon ben faut une autre couverture donc". Et j'ai demandé aux gens talentueux autour de moi, qui avaient lu le livre et que ça pourrait intéresser, si quelqu'un voulait se charger de la couverture, et Orpheelin s'est retrouvée à proposer un rough qui a été retenu. Et j'en suis bien heureuse.

Alors ouais, comme ça là, vous le savez peut-être pas. Mais Orpheelin, bien qu'elle dessine très bien tout et n'importe quoi et pas que les bogoss à poils, elle a quand même un p'tit truc avec les bogoss. Pas qu'à poils. Hein, non, dis, on peut le dire, un peu ? C'est que ça fait vendre, le bishonen-métalleux et/ou viking torse nu qui refait son brushing nonchalamment adossé, sous la pluie, à un arbre et/ou un cheval sauvage... Alors forcément, dans les propositions de rough, eh bien on a eu 2 orientations possibles :

1. Damien, le type pas net :


2. Damien, le type que tu verrais bien de façon un peu plus nette, si possible dans ton lit :


Je sais pas pour vous, mais bien que la 2e soit pas mal, notamment selon quelques culottes anonymes qui n'ont pas souhaité être représentées ici, je craignais que son public ne soit un tout p'tit peu trop orienté.

Et puis je sais paaaaas, enfin, pour ceux qui ont lu le livre, si on résume à la truelle moldave, c'est quand un peu partout des blagues et un p'tit filet de merveilleux sous une crème de trash. Et on risquait de ne pas s'en douter tout de suite là. Alors en revanche, c'est sûr, c'était plutôt vendeur, je ne doute pas que plein de personnes se seraient jetées dessus. Mais il est possible qu'elles auraient été déçues je crois. En ne trouvant pas à l'intérieur ce qu'elles recherchaient ("Comment ça, Damien ne scintille pas ?!"), tandis que ceux qui auraient recherché le bon contenu n'auraient peut-être pas pensé à se pencher sur cette couverture. Bref, du coup j'ai plutôt retenu la 1ère, que j'aimais pour son ambiance.

Après échanges avec Peggy (mon intermédiaire de chez Midgard sans laquelle ce livre serait resté dans un carton, à caler mon chevalet), il a fallu mettre une touche de "moderne" pour qu'on sache que ça se passe maintenant, et rendre le personnage plus détaillé/visible et... sexy ? (une possible influence du diabolique rough n°2 peut-être ?)

>> Et on a obtenu cette première version :

Je sais que c'était du détail mais j'ai préféré le pull plus soft, pas par pudibonderie mais pour (encore une fois) éviter de rendre le perso trop "viens-vers-moi-petite-ménagère-solitaire-et-toi-aussi-jeune-fille-aux-hormones-en-fleurs".
Et c'est aussi là que le fabuleux Stéphane m'a fait remarquer que sans les ronces, on perdait quelque chose de l'inquiétant végétal inextricable qui collait pourtant pas mal au contenu du bouquin. Ni une, ni deux, après quelques modifications, on a eu la version finale :

Voilà toute l'histoire pour les curieux.

Et pour retrouver Orpheelin, c'est :

ici , et aussi ici, et aussi ici

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